Dans la plupart des pays du monde, les revenus du travail (salaire) et les revenus des investissements sont imposés différemment. Comprendre cette distinction est la base de toute planification fiscale pour l'investisseur.
Les deux grands mondes du revenu :
- Revenu du travail : salaires, honoraires professionnels. Ils sont généralement soumis à des taux progressifs élevés, car l'État prélève aussi des cotisations sociales dessus.
- Revenu du capital ou de l'épargne : dividendes, intérêts, plus-values à la vente d'actifs. Dans la plupart des pays, ils sont imposés à des taux plus bas ou proportionnels, afin d'encourager l'épargne et l'investissement productif.
- Le principe du report d'imposition : contrairement au salaire qui est imposé au moment où il est perçu, les gains d'investissement sur de nombreux actifs ne sont imposés que lorsqu'ils sont « réalisés » — c'est-à-dire lors de la vente. Tant que l'on ne vend pas, on ne doit aucun impôt sur la croissance de son portefeuille.
- Pays sans impôt sur les investissements : certains pays — comme les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong, Bahreïn, Monaco ou les îles Caïmans — ne taxent pas du tout les plus-values ni les dividendes. Dans ces territoires, le revenu du capital équivaut fiscalement à une absence totale d'impôt : l'investisseur conserve 100 % du gain. Ce qui s'applique à chaque investisseur dépend de son pays de résidence fiscale, et non du lieu où l'actif est coté.
⚠️ Important
Cette différence de traitement n'est pas une erreur du système : c'est un choix politique délibéré. Les gouvernements souhaitent que les citoyens épargnent et investissent sur le long terme, et le report d'imposition est l'un des incitatifs les plus puissants pour y parvenir. Un investisseur qui comprend ce principe peut prendre de meilleures décisions sur le moment de vendre et le type de compte dans lequel conserver ses actifs.